Que nous réserve 2024?

26 janvier 2024
Le 16 janvier 2024

Bonjour cher client, chère cliente,

Que nous réserve 2024?

Nous n’avons pas de boule de cristal! Nous ne pouvons pas faire des prévisions infaillibles. Mais nous pouvons vous colliger les opinions d’experts en matière d’économie.

Voici une variété d’opinions venant des quatre coins de la planète.

Prévisions pour le Québec
En ce matin du 21 décembre, Les chiffres de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) indiquent que le PIB réel de la province a diminué de 0,2 % au troisième trimestre. Donc, nous sommes en récession technique. Plusieurs observateurs nuancent cette affirmation.
Benoit Valois-Nadeau et Alex Fontaine dans l’édition du 21 décembre du journal Le Devoir rapporte les paroles de M. Dalibor Stevanovic, professeur au Département des sciences économiques de l’UQAM. Il estime « plutôt faibles » les probabilités que le Québec soit en récession d’ici deux ans en raison de la vigueur du marché de l’emploi. Selon l’ISQ, le taux de chômage au Québec est passé de 3,9 % en janvier 2023 à 5,2 % en novembre, un taux qui demeure historiquement très bas. Le marché de l’emploi affiche encore plusieurs postes vacants et la croissance des salaires est très forte, selon le professeur Stevanovic. « Tant que les gens ne perdent pas leur emploi, c’est très difficile de parler d’une récession. »

La Banque du Canada serait-elle en voie d’accomplir « l’atterrissage en douceur » tant espéré, c’est-à-dire de réussir à réguler l’inflation en évitant une récession ? « Je pense que c’est en train de se faire », soutient M. Stevanovic.
« Le fait d’avoir deux trimestres négatifs consécutifs n’est pas un critère suffisant pour déclarer une récession », affirme Stephen Gordon, directeur du département des sciences économiques de l’Université Laval.
Rapporte Hélène Baril dans La Presse de ce matin.
Pouvons-nous regarder l’économie du Québec avec des lunettes roses?
Surtout pas! L’année 2024 s’annonce comme devant être supérieure à 2023.

Le Dow Jones atteint des sommets historiques à la mi-décembre, l’inflation semble jugulée chez nos voisins du Sud, le plein emploi est loin d’être atteint. Toutefois, la guerre en Ukraine fait toujours rage, la situation politique pourrait devenir très instable au USA si jamais Trump était élu et de façon générale l’économie mondiale demeure fragile.

La firme Raymond Chabot nous donne ces conseils pour l’année 2024.

  1. Réviser votre budget
  2. Diminuer vos dettes
  3. Repousser les dépenses non essentielles
  4. Constituez un coussin de sécurité
  5. Assurez-vous que votre ratio d’endettement ne dépasse pas 35 %
  6. Suivez les conseils de votre conseiller financier.

Prévisions pour le Canada
Débutons par un extrait du discours du gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, le 15 décembre dernier. « Les effets des augmentations de taux passées vont continuer à se faire sentir dans l’économie, ce qui va ralentir les dépenses et limiter la croissance et l’emploi, peut-on lire dans les remarques préparées par M. Macklem. Malheureusement, c’est ce qu’il faut faire pour bien freiner l’inflation. »
Cette faiblesse contribuerait à ramener l’inflation vers la cible, ajoute-t-il, ce qui permettrait d’ouvrir la porte à des discussions sur une réduction des taux.
Il prévient toutefois qu’il n’y a pas de garantie et que des obstacles pourraient se dresser en cours de route.

Qu’en pensent les économistes ?
Gérard Bérubé rapportait dans l’édition du 6 décembre dernier du journal Le Devoir : « La Banque du Canada maintient sa pause, mais la détérioration en accéléré de l’activité économique et de la santé financière des particuliers et ménages amène la question. À quand le recul des taux d’intérêt ?
Les prévisions des économistes recensées par l’agence Bloomberg parlent d’une réduction du taux directeur ciblant le début du repli au deuxième trimestre de 2024 avec un taux cible au jour le jour revenant à 3 % au deuxième trimestre de 2025.
Mais pour l’économiste David Rosenberg, il ne fait pas de doute que la Banque du Canada va devoir réduire ses taux d’intérêt plus vite et plus fortement que ce que le consensus prévoit pour faire face au choc du renouvellement hypothécaire, qui menace un cinquième du revenu disponible canadien.

Qu’en pensent les consommateurs ?
Gérald Fillion affirmait sur les ondes de Radio-Canada, le 2 décembre dernier : « La consommation stagne depuis deux trimestres, ce qui pourrait affaiblir davantage l’économie. Selon Desjardins, la consommation réelle par habitant a reculé de 1 % depuis un an.
Les Canadiens épargnent davantage, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais c’est un signe d’inquiétude et d’incertitude. Le taux d’épargne est passé de 4,7 % au 2e trimestre à 5,1 % au 3e trimestre de 2023. Autrement dit, les ménages ont épargné 5,1 % de leur revenu disponible au cours du trimestre. La moyenne était de 2,4 % entre 2015 et 2019.
D’ailleurs, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board du Canada est plus bas actuellement qu’au début de la pandémie et que durant la crise financière de 2008-2009. Surtout, sachant qu’une hausse de taux peut mettre jusqu’à huit trimestres avant de faire pleinement effet, les majorations annoncées depuis mars 2022 n’ont donc pas encore eu leur plein effet sur la consommation au Canada.

Traversons la frontière

Débutons par le Wall Street Journal
Dans son édition du 14 décembre, le journal nous rappelait les deux mandats de la FED (Federal Reserve) : dompter l’inflation et maximiser l’emploi. Greg Ip prédit qu’en 2024 la FED cessera de concentrer son activité sur l’inflation pour s’occuper aussi de l’emploi. Et m. Ip insiste pour dire que la Fed restera vigilante en ce qui concerne l’inflation.

The Economist
Dans une récente édition du journal The Economist, Henry Curr écrivait ceci :
« Depuis un certain temps, l’économie mondiale semble défier la gravité. Malgré le resserrement de la politique monétaire le plus rapide depuis les années 1980, la croissance économique américaine s’est probablement accélérée en 2023. L’Europe s’est pour l’essentiel sevrée du gaz russe sans catastrophe économique. L’inflation mondiale a diminué sans forte poussée du chômage, en partie parce que les marchés du travail se sont jusqu’à présent refroidis principalement par la suppression des postes vacants et non des emplois eux-mêmes. Alors que l’année se termine, les optimistes qui prédisaient un « atterrissage en douceur » remportent des tours de victoire.

Dans le reste de son article, il invite les lecteurs à la prudence car l’économie mondiale et certainement l’économie américaine demeurent fragiles.

La Réserve fédérale américaine
Lors de son allocution du 13 décembre dernier sur le parquet de Wall Street, le président de la FED se disait satisfait de la situation de l’emploi, mais voulait surveiller de près l’évolution de l’inflation. Les observateurs économiques s’entendent pour dire qu’il pourrait y avoir deux ou trois baisses de taux en 2024.

Traversons l’Atlantique
Voici ce qu’écrivait la Commission européenne en novembre dernier : « À l’horizon 2024, nous prévoyons une légère reprise de la croissance, à mesure que l’inflation se ralentira, avec un marché du travail qui restera solide », a-t-il ajouté, tout en soulignant la fragilité de toute prévision dans le contexte de tensions géopolitiques mondiales. Le conflit en cours au Proche-Orient a eu jusqu’à présent un impact économique limité en dehors de la région, mais les tensions géopolitiques accrues ont encore augmenté le risque de perspectives encore assombries.
Le 13 octobre dernier, Alfred Kammer écrivait sur le Blogue du FMI (Fonds monétaire international) : » Le resserrement des politiques monétaires commence à porter ses fruits. Des méthodes différentes seraient plus coûteuses. »
D’après nos projections, l’inflation devrait retourner au niveau visé au cours de l’année 2025. Auparavant, la croissance des salaires nominaux s’accélérera, ce qui compensera en partie les pertes de revenu réel pour les salariés.
L’heure des baisses des taux d’intérêt finira par arriver. Lorsque tel sera le cas, il sera préférable de ne pas revenir sur ces baisses par la suite. Le moment n’est pas encore venu. L’urgence n’exclut pas la patience.

N’oublions pas la Chine!
Rapport de la Banque Mondiale en date du 7 décembre. « L’économie chinoise ralentira l’année prochaine, avec une croissance annuelle tombant à 4,5 % contre 5,2 % cette année, malgré une reprise récente stimulée par des investissements dans les usines et la construction et par la demande de services, a prédit la Banque mondiale dans ce rapport »
Dans La Presse du 14 décembre, on rapporte les observations d’Élaine KURTENBACH de la Presse associée qui commente le rapport de la Banque Mondiale
Le rapport indique que la reprise de la deuxième économie mondiale après les revers causés par la pandémie de COVID-19, entre autres chocs, reste « fragile », en raison de la faiblesse du secteur immobilier et de la demande mondiale pour les exportations chinoises, des niveaux d’endettement élevés et de la confiance vacillante des consommateurs.
L’estimation selon laquelle la croissance se situerait autour de 5 % cette année, puis chuterait dans les mois à venir, est conforme aux autres prévisions. Selon la Banque mondiale, la croissance devrait encore ralentir en 2025, passant de 4,5 % l’année prochaine à 4,3 %.
La plupart des emplois créés au cours de la reprise en Chine sont des emplois peu qualifiés dans le secteur des services et faiblement rémunérés. Les Chinois sont également prudents en raison de la fragilité des filets de sécurité sociale et du vieillissement rapide de la population, qui fait peser sur les jeunes générations la charge de subvenir aux besoins des aînés.

Nos observations et conclusions
Comme vous avez pu le constater, les observateurs sont d’un optimisme prudent pour 2024. Optimistes parce que les signes vitaux de l’économie sont au jaune, en train de virer au vert. Prudents parce qu’il y a trop d’instabilité politique dans le monde et ces indicateurs pourraient tourner au rouge rapidement.

En 2024, nous nous engageons à demeurer très vigilants et à vous informer des développements économiques qui pourraient affecter votre sécurité financière.

Éric Ste-Marie, Président
Services financiers SFSM Inc.

Sources : Journal Le Devoir, Journal La Presse, Radio-Canada, Wall Street Journal, The Economist, Federal Reserve, ABC News, Commission Européenne, FMI, Banque Mondiale

Lien entre taux directeur et inflation

12 novembre 2023
Le 1er novembre 2023,

Bonjour cher client, chère cliente,

Les hausses de taux d’intérêt tardent à juguler l’inflation

En ce dimanche matin pluvieux, tout en prenant un bon café, nous allons tenter de répondre à cette question qui se retrouve sur toutes les lèvres.

Politique monétaire
Commençons par un bref exposé théorique avant de donner un exemple concret qui devrait, nous l’espérons, vous éclairer. La politique monétaire de la Banque du Canada pourrait se définir ainsi : « La politique monétaire vise à préserver la valeur de la monnaie en maintenant l’inflation à un niveau bas, stable et prévisible. »

Regardons ce premier tableau.


Ça prend jusqu’à 8 trimestres avant d’atteindre l’effet maximum d’une hausse des taux d’intérêt. Pourquoi ? Notre exemple adressera cette question.


Ce deuxième tableau illustre que ce n’est qu’à la fin de 2026 nous aurons tous renouvelés nos prêts à des taux beaucoup plus élevés. Et plus particulièrement nos prêts hypothécaires.

Exemple concret
Prenons une famille typique, propriétaire à 25% de son bungalow, fin trentaine, début quarantaine, qui dépense 2 000$ par mois en nourriture et 1 800$ par mois pour une hypothèque de 400 000$ à taux fixe de 2,5%, amortie sur 25 ans. L’hypothèque doit être renouvelée à la mi-août 2024. Le 15 août 2024, cette famille dépensera 2 100$ pour son épicerie et 2 800 en paiement d’hypothèque, soit une augmentation de 1 000$. Imaginez-vous une famille ayant une hypothèque de 800 000$.

Cette famille devra réduire son budget de 1 000$ par mois. Moins de sorties au restaurant, on use les vêtements, peu ou pas de vacances, on prolonge la vie de l’auto, annule Netflix, on use les meubles…

Parlez-en à vos proches qui ont des taux d’hypothèque à taux variable!

Multipliez cette situation par mille familles et vous causerez du chômage à la grandeur du Québec. Ce chômage en entraînera encore plus. Il y aura finalement une pression à la baisse sur les prix.

Tant et aussi longtemps que tous les emprunteurs, hypothécaires ou autres, n’auront pas renouvelé dans un nouveau régime de taux, l’inflation n’atteindra pas la fourchette idéale du 2% à 3%.

Risque de récession
Selon la définition la plus courante, il y a récession lorsque le produit intérieur brut (PIB) recule pendant deux trimestres consécutifs. Le PIB mesure la valeur de tous les biens et services qu’un pays produit et vend sur une période donnée. Pensez à la nourriture que vous achetez, au travail que vous effectuez, ou au moment où vous allez chez le coiffeur, commandez un repas ou prenez des vacances. Ou bien, imaginez les équipements achetés par une société, le personnel qu’elle embauche et ce qu’elle vend : toutes ces choses et plus encore font partie du PIB.

En effet, si les interventions de la Banque centrale sont trop vigoureuses en tentant de juguler l’inflation, on peut produire une récession. En fait, en augmentant les taux d’intérêt de façon trop forte, on diminue l’intérêt des consommateurs à dépenser et celui des entreprises à investir dans leur développement.

La Banque du Canada doit savoir doser

Qu’en pensent les experts ?

Il n’y a pas d’atterrissage en douceur !

Voici l’opinion d’un analyste chez Desjardins gestion de patrimoine.

Le tableau représente les prévisions de croissance du PIB du Canada selon Statistique Canada

q/q ( voir graphique) veut dire : trimestre par trimestre
saar (voir graphique) veut dire : taux ajusté pour diminuer l’impact des variations saisonnières

Conclusion
Tout le monde voudrait sortir d’une période inflationniste en douceur! Mais c’est utopique. On ne peut ralentir une économie sans qu’elle ne se mette à reculer à un moment ou l’autre. Le mieux qu’on puisse faire, c’est de minimiser la période et l’intensité du recul.

Selon la majorité des experts, c’est ce qui va se produire en 2024.

Je vous invite à lire cet article sur les probabilités de récession aux USA et au Canada paru dans La Presse du 26 octobre.   CLIQUEZ ICI

Éric Ste-Marie, Président
Services financiers SFSM Inc.

Sommes-nous sortis de l’auberge, économiquement parlant ?

15 septembre 2023

Le 7 septembre 2023,

Bonjour cher client, chère cliente,

La situation économique ne s’est pas comportée comme les spécialistes l’avaient anticipée au cours des six ou sept derniers mois. Examinons quelques statistiques.

Statistique 1er janvier 2023 31 juillet 2023
Dow Jones 33,147 35,559
S&P 500  3,824 4,589
Inflation 5,9% 3,3%
Taux directeur Canada 4,5% 5,0%
Taux directeur É.-U. 4,75% 5,5%
Chômage Canada 5% 5,5%
P.I.B. Canada +3,1 taux annualisé  1er trimestre. En hausse À venir

Quand on jette un coup d’œil rapide à ce tableau, facile de conclure que l’économie mondiale ne se porte pas trop mal. Elle se porte beaucoup mieux qu’en 2022. Regardons-y de plus près.

Les États-Unis
La menace d’une récession aux États-Unis est-elle en train de s’écarter ? Au premier trimestre de l’année 2023, la croissance du PIB américain a atteint 2% en rythme annualisé, selon le département du Commerce. Publié le jeudi 29 juin, ce chiffre témoigne d’une très forte progression.

M. Jerome Powell, le patron de la Fed, croit que les États-Unis échapperont à la récession, Warren Buffett en est moins certain. La prévision est d’autant plus complexe à faire que les signaux se contredisent. On observe un ralentissement des marchés immobilier et manufacturier, mais celui du travail reste énergique. La diminution de la demande de biens pourrait être en partie contrebalancée par les services.

Selon le Bureau américain des statistiques du travail, l’indice des prix à la consommation pour tous les consommateurs urbains a augmenté de 3,2 % de juillet 2022 à juillet 2023, contre une augmentation de 8,5 % pour l’année terminée en juillet 2022.

Canada
La section Économie de La Presse du 31 mai titrait : « L’économie canadienne plus vigoureuse que prévu au premier trimestre ». Le rapport économique trimestriel de Deloite en juin 2023 titrait : « Après une année de volatilité, l’économie canadienne s’est montrée étonnamment résiliente, tandis que la forte croissance de la population, le resserrement du marché du travail, les prix élevés des marchandises et l’effet décalé de la hausse des taux d’intérêt ont tous contribué à soutenir la croissance. Si cela a préparé le terrain pour un contexte économique relativement calme à l’approche de l’été, des signes de ralentissement de la croissance se manifestent sur plusieurs fronts. » *

Dans son édition du 1er juin, BNN Bloomberg écrivait : « Maintenant presque à mi-chemin de 2023, les prédictions des économistes concernant une récession ne se sont pas encore matérialisées, car les données continuent de brosser le tableau d’une économie canadienne résiliente, malgré la pression d’une inflation élevée et de fortes hausses des taux d’intérêt.

Europe
Le journal Le Figaro du 14 avril dernier titrait : « Faible croissance, mais pas de récession en Europe en 2023, estime le FMI (Fonds monétaire international) ».

Monde
Selon un rapport du département d’économie et d’affaires sociales des Nations Unies publié le 16 mai dernier: « L’économie mondiale est confrontée au risque d’une période prolongée de faible croissance, car les effets persistants de la pandémie de COVID-19, l’impact de plus en plus grave du changement climatique et les défis structurels macroéconomiques restent sans réponse. »

Évolution du comportement des consommateurs
Le plus récent sondage de Price Waterhouse de juin 2023 révélait : « Notre plus récent sondage éclair Consumer Insights à l’échelle mondiale montre que les consommateurs canadiens sont des équilibristes. D’un côté, plus de neuf consommateurs sur dix (91 %) estiment que leurs achats en ligne s’accroîtront ou demeureront inchangés au cours des prochains mois, tandis qu’un pourcentage similaire (83 %) pense la même chose des achats en magasin.

Toutefois, nous constatons également que les priorités de consommation au Canada changent et que les projets de dépenses sont prudents. Collectivement, les consommateurs ne s’attendent qu’à une légère hausse de leurs dépenses dans la plupart des catégories de produits discrétionnaires. »**

Perspective d’Export Développement Canada : « Après avoir orchestré pendant deux ans un solide rebond au sortir de la pandémie, voilà que l’économie mondiale connaît une baisse de régime. Il n’y aura certes pas un retour aux creux observés lors de la crise de la COVID-19, mais nous nous attendons à ce que l’activité traverse un passage à vide au cours des 12 prochains mois, avant de se stabiliser plus tard en 2024. Les risques de dégradation planent toujours, alors que les décideurs tentent de gérer habilement les risques et de nous tirer d’affaire. » 29 juin 2023 ***.

Conclusion
De façon générale les experts en économie ont quelque peu changé leur message depuis six mois. De : « Nous ne sommes pas sortis de l’auberge, lire sorti d’une économie tumultueuse, ils utilisent un vocabulaire moins pessimiste.

De « généralement nuageux avec risques d’une averse forte, on parle plutôt de ciel ensoleillé avec périodes nuageuses et risque de quelques averses localisées. »

On devrait assister à une dernière hausse du taux directeur (averse isolée), l’inflation se stabilise et le P.I.B. reprend sa croissance (ciel ensoleillé), ralentissement dans les secteurs de l’immobilier et du manufacturier (nuages).

En un mot : les perspectives économiques pour 2024 s’annoncent excellentes malgré un solide ralentissement en Chine. Toutefois, il ne faudrait pas que les consommateurs manquent de prudence et se remettent à dépenser massivement.

Derrière heure
Dans son discours annuel à Jackson Hole dans le Wyoming, le chef de FED, M. Jerome Powell affirmait : « « Même si l’inflation a baissé par rapport à son pic – une évolution bienvenue – elle reste trop élevée ». « Nous sommes prêts à augmenter encore les taux si cela est approprié, et avons l’intention de maintenir notre politique à un niveau restrictif jusqu’à ce que nous soyons convaincus que l’inflation baisse durablement vers notre objectif. »

Éric Ste-Marie, Président
Services financiers SFSM Inc.

*Deloite, Perspectives économiques | Juin 2023
** Price Waterhouse, Sondage éclair Consumer Insights de juin 2023 réalisé auprès des consommateurs canadiens.
*** Export développement Canada, Perspectives économiques mondiales, 29 juin 2023.

L’assurance, ce concept méconnu!

5 juin 2023

Le 26 mai 2023,

Bonjour cher client, chère cliente,

L’assurance, ce concept méconnu!
Connaissez-vous la valeur de la vie humaine ? Regardez le petit tableau qui suit. Il suppose que vous commencez à travailler à 25 ans, que vous prenez votre retraite à 65 ans et que vous bénéficierez d’une augmentation de salaire annuel de 3%.
Salaire annuel    Salaire total à vie
60,000 $              4,1 Millions
65 000$               4,9 Millions
75 000$               5,6 MillionsImpressionnant n’est-ce pas ? Voulez-vous protéger les besoins de votre famille ou votre valeur? Comme on dit souvent : « Think out of the Box » ou changer le contexte de votre réflexion.

Sortons maintenant du contexte traditionnel. Une assurance vie c’est plus qu’une assurance sur la vie.

Ça sert à quoi une assurance vie?
Annie Boivin dans Finance Investissement écrivait : « Lorsqu’une personne assurée souhaite accéder aux fonds accumulés dans une police, il est possible, selon le produit, de faire un rachat des fonds, une avance sur police ou de céder la police en garantie d’un emprunt. »

« Si elle est bien structurée, l’utilisation d’emprunts avec une police d’assurance vie en garantie collatérale peut permettre la multiplication des avantages fiscaux tels que la déductibilité du coût net d’assurance pure de l’assurance vie et la déductibilité des intérêts liés à l’emprunt selon l’utilisation des fonds, tout en offrant une protection d’assurance. »

Ne cherchez pas cela sur les sites d’assurance en ligne!

Vous pensez partir en affaires
Vous et deux de vos copains avez la jeune trentaine. Tannés de travailler pour un boss, vous envisagez lancer votre propre entreprise. Un est un représentant émérite, vous, un gestionnaire aguerri et le troisième, un expert en production. « Le trio du tonnerre »!

Vous investissez une grande partie de vos économies, louez un local et achetez le matériel de production nécessaire. Vous procédez à l’incorporation de votre projet et vous vous dotez d’une convention entre actionnaires standard.

Vous connaissez un départ fulgurant et en 5 ans la valeur de votre entreprise a plus que triplé. Vous achetez de nouvelles maisons, des chalets, de nouvelles autos…La belle vie, fruit de votre travail inlassable.

Et sans crier gare, votre associé représentant meurt dans un accident d’auto. Comme un malheur n’arrive jamais seul, non seulement vous perdez votre représentant, mais vous réalisez que votre convention entre actionnaires stipule qu’au décès d’un associé, on doit racheter ses actions à leur juste valeur marchande et verser cette somme à la succession.  « Adieu veaux, vaches, cochons. »

Pourtant, une visite chez votre conseiller financier aurait pu limiter les dégâts financiers.

Une partie de golf très couteuse
Avec trois de vos copains, vous traversez la frontière américaine pour aller jouer une partie de golf à Burlington dans le Vermont. Vous êtes victimes d’un malaise sur le troisième trou. On vous transporte à l’hôpital : opération d’urgence, séjour de deux semaines, réhabilitation. Facture dans les six chiffres.

Saviez-vous qu’il existe des produits d’assurance qui vous couvrent lors de vos excursions hors frontière à longueur d’année pour moins d’un dollar par jour?

Aujourd’hui, l’assurance ne se limite pas à couvrir votre vie et votre salaire. « Think out of the Box ». Elle se moule à nos styles de vie. Plus je vous connais, plus je pourrai identifier les risques que vous courrez. Et surtout vous présenter des solutions adaptées.

Ne serait-il pas temps qu’on révise votre portefeuille d’assurances?

Éric Ste-Marie, Président
Services financiers SFSM Inc.

Source: https://www.finance-investissement.com/edition-papier/planification-fiscale/emprunter-en-donnant-en-garantie-une-assurance-vie/

REER ou CELI

2 février 2023
Le 19 janvier 2023,

Bonjour cher client, chère cliente,

Dans quel véhicule investir ses économies?

CELI ou REER, cette question est toujours d’actualité.  « Vaut-il mieux investir dans un CELI ou continuer de faire croître son REER ? » La réponse n’est pas simple. Mais voici quelques éléments de réflexion.

Qu’est-ce qu’un CELI ?
Le CELI est un compte d’épargne dans lequel les Canadiens peuvent déposer de l’argent et le voir fructifier à l’abri de l’impôt. Le montant maximal que vous pouvez cotiser à votre CELI en 2023 est de $6 500 $. Si vous n’avez jamais cotisé à un CELI, pour l’année fiscale 2023, vous avez droit à 88 000 $. Seuls les particuliers peuvent ouvrir des comptes CELI. Ils doivent être âgés de 18 ans ou plus, détenir un numéro d’assurance sociale et résider au Canada. Vous pouvez déposer dans votre CELI une diversité d’items : de l’argent, des fonds communs de placement, des actions cotées à une bourse de valeurs désignée, des certificats de placement garanti ou des obligations. Vous pouvez détenir autant de CELI que vous désirez. Toutefois, le total de vos cotisations dans tous vos CELI ne doit pas dépasser votre droit de cotisation.

Avantages pour les aînés
Ni le revenu gagné dans un CELI ni les montants qui en sont retirés ne touchent l’admissibilité aux prestations et aux crédits fédéraux fondés sur le revenu, comme les prestations de la Sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti et le crédit pour la taxe sur les produits et services.

Quand faut-il privilégier le REER?
Si votre taux d’imposition marginal à la retraite sera moins élevé que lorsque vous travailliez, le REER est à privilégier et vice versa.
Le maximum que vous pouvez cotiser à votre REER pour l’année fiscale 2022 est 18% de votre revenu de 2022 soumis à un maximum de 29 210 $. En 2023, ce montant sera de 30 780 $.

L’important à retenir : les retraits du REER, à votre retraite, s’ajoutent au montant qui sert à calculer la récupération de la pension de la sécurité de la vieillesse et le supplément de revenus garantis, ceux du CELI, NON. En d’autres mots, il est avantageux de bien planifier l’équilibre entre ses REER et son CELI pour éviter d’être pénalisé à la retraite. Le plafond de revenus avant de voir sa PSV diminuée est de 86 912$ pour la période juillet 2022 à juin 2023.

Tableau comparatif

Comparaison  REER  — CELI REER CELI
Cotisations sont déductibles de l’impôt Oui Non
Dépôts et croissance imposables au retrait Oui Non
Report des déductions inutilisées est permis Oui Oui
Il y a une limite d’âge pour cotiser 71 Non
Retraits en tout temps Oui Oui

N’hésitez surtout pas à communiquer avec moi pour bien choisir votre véhicule d’investissement. Mon rôle consiste à vous aider à bien planifier l’utilisation des divers véhicules d’accumulation en vue de votre retraite.

Éric Ste-Marie, Président
Services financiers SFSM Inc.

La nécessaire récession.

3 décembre 2022
Le 24 novembre 2022,

La nécessaire récession

De plus en plus d’experts prédisent que nous entrerons en récession en 2023. Les économistes de la Banque Royale en parlent depuis plus de six mois, Stéphanie Bérubé dans la Presse du 22 octobre dernier, Chrystia Freeland prévenait les Canadiens, la semaine dernière, que les mois à venir seraient exigeants.

Qu’est-ce qu’une récession ?
Le Conference Board du Canada, dans son édition du 18 octobre dernier, nous suggérait de remplacer l’actuelle définition d’une récession par une, plus holistique ou plus globale. Traditionnellement une économie entre en récession lorsqu’on observe deux trimestres consécutifs de croissance négative. C’est-à-dire deux trimestres au cours desquels le PIB (Produit intérieur brut) est négatif.
Le Conference Board suggère une définition plus globale : « une récession est une baisse de l’activité économique, nettement inférieure à son potentiel, qui touche de nombreux secteurs et qui dure plus de quelques mois ».
Une économie recule quand les gens consomment moins (souvent à cause de l’inflation). Ce qui entraîne une hausse du chômage. Présentement, on vit cependant une crise au niveau de la main-d’œuvre.

Quel type de récession ?
La Banque Royale prévoit une récession au cours du premier trimestre de 2023. Selon ses économistes, elle sera de courte durée et le taux de chômage passera de 5,2% à 7%.
La Banque du Canada, avec ses hausses successives des taux d’intérêt, crée un climat économique propice à une récession. Resserrement du crédit entraîne baisse de consommation des ménages qui, à son tour, entraîne des mises à pied qui à leur tour…on entre dans la spirale de la récession.
Les observateurs sont de plus en plus convaincus que la Banque du Canada, devant ses difficultés à juguler l’inflation, désire plonger le Canada dans une brève récession qui, elle, devrait faire diminuer l’inflation.
Une inflation au-delà de 2% ou 3% est considéré comme le pire maux d’une économie.
On ne parle pas ici du type de récession que nous avons connu en 2008.

Se préparer à une récession
Récemment, la firme Raymond-Chabot donnait six conseils pour se préparer à une récession. Nous en avons retenu trois :
Constituez un coussin de sécurité : chaque ménage devrait avoir un tel coussin, souvent appelé fonds d’urgence. La Covid aurait dû nous en convaincre.
Parlez à votre conseiller financier si vous avez des placements : inutile de prendre panique, les récessions passent et la croissance reprend.
Révisez votre budget : on ne le dira jamais assez. Un budget aide à identifier les dépenses inutiles ou celles faciles à comprimer.
On constate déjà l’effet de l’inflation sur la nourriture, les produits reliés au pétrole et les coûts des emprunts.

Conclusion
En bref, l’inflation nous a bien préparés à une récession. On a appris à se serrer la ceinture, du moins on aurait peut-être dû.
Comme on vit une période de pénurie de main-d’œuvre, le chômage ne devrait pas augmenter significativement. N’oublions pas qu’il est l’accélérant de toute récession. Mise à pied entraîne diminution de consommation qui entraîne une nouvelle vague de mise à pied qui entraîne….
Pas de panique avec nos placements. Une récession provoque des tumultes sur les marchés déjà très instables. La tempête passera rapidement selon les experts et les marchés, comme après chaque récession, reprendront un nouvel élan.
Une récession ne signifie pas catastrophe pour vos finances. Nous avons établi un plan ensemble, il passera à travers cette période difficile, mais nécessaire.

Regarder ce tableau sur la récupération du S&P 500 après une récession :

Gardons le cap!

Vous avez des questions ou des doutes, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Éric Ste-Marie, Président
Services financiers SFSM Inc.

Sources : Conference Board du Canada, Banque Royale, Banque du Canada, Raymond-Chabot, La Presse.

Un CÉLI en héritage…Gr…

16 novembre 2022

Un CELI en héritage…Grrrr

Un CELI ou Compte d’Épargne Libre d’Impôt est un excellent moyen d’accumuler de l’argent comme fonds de réserve, pour réaliser un vieux rêve ou pour compléter son épargne retraite.

Petits rappels sur le CELI

Le CELI demeure un excellent moyen d’investir à l’abri de l’impôt. Voici six avantages du CELI.

  1. Un CELI permet de détenir bien plus que des liquidités,
  2. Contrairement au REER, les sommes retirées d’un CELI sont non imposables,
  3. Le CELI est très flexible,
  4. Le plafond cumulatif de cotisation à un CELI s’élève à 81 500 $ pour2022,
  5. Le CELI est idéal pour les investisseurs à valeur élevée,
  6. Le CELI peut être un outil complémentaire de planification de la retraite.

 

À votre décès, il se passe quoi avec votre CELI ?

Grrrrrr! C’est pas un cadeau!

Le jour de votre décès, votre CELI est présumé être fermé. Tant que son contenu n’est pas roulé au conjoint ou à la succession, les rendements deviennent imposables et perdent leur nature. Que ce soient des gains en Capital ou des dividendes, ils seront imposés à 100%.

Donc, il faut fermer un CELI le plus rapidement possible après le décès et transférer son contenu au conjoint survivant ou à la succession.

Y a rien là comme dirait mon voisin!

Allez y voir!

Dans le reste du Canada, le titulaire d’un CELI peut nommer un titulaire remplaçant. Ce qui facilite le transfert du CELI au conjoint ou à la succession.

Au Québec, pas question, sauf en utilisant un contrat de rentes…Bonne chance dans notre système bancaire.

L’un des avantages à choisir des produits de fonds distincts enregistrés à titre de CELI demeure la possibilité de nommer un bénéficiaire directement par l’entremise du contrat d’assurance.

Il reste, au Québec, une façon de transférer son CELI à son conjoint par un legs testamentaire, du style : « Moi, Georges Lemay, je lègue mon CELI à ma conjointe. Simple n’est-ce pas? Allez-y voir !

Le CELI est un bien distinct qu’il convient de nommer clairement au testament. S’il y a plus d’un héritier, les spécialistes recommandent d’en faire un legs particulier. «Bien que le CELI soit souvent associé à l’épargne-retraite, il faut éviter les formulations du type «Je lègue toute mon épargne retraite…» et plutôt nommer chacun des biens avec précision, FERR, REER, CELI, etc. On évite ainsi que ces sommes se retrouvent dans le legs universel plutôt que d’être attribuées selon nos volontés »,

Fermeture d’un CELI dans une institution financière

On vous demandera le certificat de décès, le testament, une preuve que vous êtes le liquidateur, une recherche testamentaire pour s’assurer que ce testament est bien le dernier. Ce processus peut prendre quelques mois, voire plus, dans certains cas.

Pendant tout ce temps, l’impôt s’accumule sur les gains.

Prenons un exemple : Albert décède le 1er juin 2022 avec 100 000$ dans son CELI. Il lègue tout à sa conjointe Amélie. Le processus de fermeture du CELI prend six mois et sa valeur est rendue à 110 000$. Amélie devra ajouter 10 000$ à son revenu imposable de l’année 2022.

Pourquoi seulement au Québec ?

On presse l’Agence du Revenu du Canada de corriger cette anomalie.

D’où l’importance de clore un CELI le plus rapidement possible après le décès du conjoint et de rouler les sommes dans la succession. Au moins les gains en capital seront imposés comme tel.

 

Roulement vers le CELI du conjoint

Une fois l’argent rendu dans la succession. Amélie peut rouler ces placements dans son CELI sans affecter ses droits de cotisation. On appelle cela la cotisation exclue. Il faut remplir le formulaire (RC240, pour les intimes), dans les 30 jours suivant la cotisation exclue. Évidemment, il y a d’autres conditions dont je vous fais grâce.

Grrrr! C’est pas un mau… cadeau !

En plus vous devez gérer les funérailles le deuil de votre époux (épouse).

D’où l’importance de bien choisir son liquidateur et de planifier le tout avec votre conseiller financier.

Ah oui, j’oubliais de vous dire : un compte CELI ne se ferme pas automatiquement après le décès du détenteur.

N’hésitez pas à communiquer avec moi pour toute question concernant votre CELI.

 

Éric Ste-Marie

Source : CELI au décès : qu’est-ce qu’il faut savoir? Banque Nationale. 21 juin 2021.

Hériter d’un CELI c’est très compliqué. Journal de Montréal, 13 juillet 2022

Six avantages du CELI que vous devriez connaître : IG Gestion du patrimoine, juin 2022

Journal « Bel Âge »

 

Le CELIAPP

14 octobre 2022

Le CELIAPP, Compte d’Épargne Libre d’Impôt pour l’Achat d’une Première Propriété

 

La réalité est aussi complexe que le titre!

Il est important de noter que certaines règles pourraient changer d’ici le 31 décembre prochain. À partir des informations disponibles, nous avons préparé ce texte.

Les grandes lignes

Il s’adresse aux Canadiens de 18 ans et plus n’ayant détenu aucune propriété dans l’année d’ouverture de leur CELIAPP ni dans les quatre années précédentes. On parle ici de propriété dans laquelle il a habité.

Paul a vendu sa part de sa maison à son ex lors de leur divorce le 15 février 2019. Peut-il ouvrir un CELIAPP le 1er janvier 2023? Non. Il doit attendre en 2024. Donc, ce n’est pas vraiment pour une première propriété.

On peut y cotiser jusqu’à l’âge de 71 ans. J’y reviendrai tantôt.

On peut y cotiser jusqu’à 8 000$ par année soumis un plafond à vie de 40 000$. On peut reporter jusqu’à 8 000$ de cotisations non utilisées.

Les cotisations sont déductibles d’impôt alors que les retraits ne sont pas imposables, en principe.

On ne peut utiliser le RAP et le CELIAPP pour acheter une même propriété.

 

Entrons dans les détails.

Règles d’utilisation du CELIAPP

Rodrigue a cotisé 40 000$ dans son CELIAPP qui vaut maintenant 44 234$ et sa conjointe a cotisé 30 000$ qui valent maintenant 33 231$. Ils peuvent utiliser ce 77 465$ pour acheter conjointement une propriété.

Qu’arrive-t-il si Paul ne retire que 38 678$ de son CELIAPP?

  • Il n’a droit qu’à un retrait non imposable à vie de son CELIAPP
  • Il peut retirer le solde pour le mettre dans un CELI, mais il devra s’imposer.
  • Il peut transférer le solde dans son REER ou son FEER
  • Le CELIAPP cesse d’être un compte libre d’impôt à la fin de l’année suivant le premier retrait admissible.

Présentement les règles mentionnent qu’un conjoint doit être considéré comme acheteur d’une première maison, mais rien n’est dit, à ce sujet, en ce qui a trait à l’autre conjoint.

RAP ou CELIAPP ?

Le CELIAPP vient-il de sonner le glas du RAP ? Pas à court terme !

Avant d’accumuler le maximum de cotisations admissibles dans un CELIAPP, il faudra 5 ans. RAPer le même montant peut se faire au cours d’une même année.

Avec le RAP, on emprunte de son REER et il faut le rembourser dans les 15 ans. Ce qui n’est pas le cas avec le CELIAPP. À défaut de quoi, il faudra s’imposer sur les sommes retirées.

Josée est étudiante et compte s’acheter une maison d’ici quelques années. Elle a avantage à ouvrir son CELIAPP dès 2023 même si l’institution financière exige un dépôt minimum de 500$.

  • Contrairement au REER, elle peut reporter les cotisations à son CELIAPP dans le futur.
  • Elle crée rapidement son 8 000$ de cotisations non utilisées.
  • La règle des cotisations dans les 60 premiers jours de l’année ne s’applique pas au CELIAPP

Optimisation fiscale

Rodrigue, 66 ans, est locataire depuis nombre d’années et n’a pas l’intention de s’acheter de maison. Pourtant, il ouvre un CELIAPP et y cotise 8 000$ pendant 5 ans. À 70 ans, une somme de 52 345$ s’y est accumulée.

Il doit liquider son CELIAPP, car la limite de 71 ans approche.

  • Sauf que durant toutes ces années, Rodrigue, un haut salarié, a pu bénéficier d’une déduction additionnelle de 8 000$ de son revenu en plus de la déduction maximale à son REER. Il n’a qu’à transférer les sommes accumulées dans son CELIAPP à son REER ou FEER sans incidence fiscale.

Gabrielle ouvre un CELIAPP à l’âge de 65 ans et y contribue le maximum de 8 000$ par année. Cette stratégie lui permet de diminuer son revenu net et d’être admissible ou d’optimiser certains régimes (Pension sécurité de la vieillesse, supplément de revenus garantis et crédits d’impôt. Avant d’atteindre l’âge de 71 ans, elle n’aura qu’à transférer son CELIAPP dans son REER ou son FERR.

Dans ces deux cas, on vient de créer des droits additionnels de cotisation à un REER. Plusieurs fiscalistes s’étonnent que le gouvernement n’ait pas vu cela. Peut-être modifiera-t-il les règles dans le futur.

Conjoints et enfants.

Thérèse est mariée et a deux enfants. Elle ne peut pas contribuer au CELIAPP de son conjoint, mais lui offrir un cadeau pour qu’il contribue à son conjoint. Au niveau des enfants, elle peut contribuer directement à leur CELIAPP.

Toutefois, contrairement au REER de conjoint, la déduction devra être faite sur le rapport d’impôt de ce dernier, car c’est son C ELIAPP

Au niveau des enfants, la contribution doit être déduite du revenu des enfants. Le CELIAPP appartient totalement aux enfants.

Situations particulières

Fin d’une union: on permettrait le transfert du CELIAPP disons de Paul au CELIAPP, REER ou FERR à Marie sa conjointe. Le CELIAPP ne fera probablement pas partie du patrimoine familial, ce serait plutôt un acquêt. Encore faudra-t-il que Marie puisse détenir un CELIAPP.

Décès : Le CELIAPP s’apparente, à ce niveau, au CELI. Au Québec, le conjoint titulaire pourrait nommer le conjoint survivant à titre de titulaire successeur. Il doit cependant inclure dans son testament une phrase du type : « je lègue mon CELIAPP à ma conjointe Thérèse Brien. »  Cette dernière deviendrait la titulaire du CELIAPP dès le décès du titulaire initial à condition qu’elle soit admissible au CELIAPP.

Dans ce cas, le CELIAPP pourra être transféré à son REER ou FERR ou encore fermé tout en devant acquitter l’impôt.

Si le bénéficiaire n’est pas le conjoint du titulaire de CELIAPP, les sommes devront être retirées et versées au bénéficiaire qui devra les ajouter à son revenu imposable.

Faillite : Le CELIAPP n’est pas protégé contre les créanciers en cas de faillite. Toutefois, on pourra nommer un bénéficiaire privilégié si les investissements le permettent.

Noter que les règles du CELIAPP peuvent changer d’ici son entrée en vigueur le 1er janvier 2023. Consultez votre conseiller financier.

 

Comme on pouvait le lire dans la revue Le Conseiller de cette semaine, le conseiller financier se doit d’être au fait de ce nouveau véhicule de placements afin de vous guider. Voilà pourquoi je vous ai préparé ce résumé. Si le CELIAPP vous intéresse, les experts conseillent d’en ouvrir un dès que possible en 2023.

N’hésitez pas à communiquer avec moi si vous avez des questions.

 

Sources :  Finance-Invesissement, Journal Le Conseiller, Association de la relève des    services financiers, ConFor financiers inc., ministère des Finances du Canada, Le Conseiller.

 

 

 

 

 

 

 

Avons-nous atteint le fonds du baril le 16 juin dernier?

12 septembre 2022
Bonne rentrée à vous tous,
Quelle belle saison qui tire à sa fin !  
J’espère que vous en avez pleinement profité avec la famille, les amis, les fous rires !
De notre côté, nous avons procédé à des rénovations majeures sur l’extérieur du bâtiment.  Il est maintenant au goût du jour et se fond avec les couleurs de notre entreprise.   Jetez un coup d’œil sur google.map et www.sfsm.ca
D’ici la fin octobre, le stationnement, balcon et escaliers seront les derniers morceaux de cette métamorphose.  Le terrassement viendra au printemps prochain.  
Nous avons hâte de vous accueillir.  

Éric

Avons-nous atteint le fonds du baril le 16 juin dernier?
En ce jour fatidique, le Dow Jones a plongé à un bas de 29,289 points. Souvenez-vous, vous étiez peut-être prêts à tout vendre de peur de voir les marchés s’effondrer encore plus.

Heureusement, vinrent les vacances et vous avez oublié (du moins je l’espère) ce tremblement de terre pour vous concentrer sur vos vacances.

Que s’est-il passé depuis ce 16 juin ?

1.- Les indices boursiers : variation depuis le début de l’année jusqu’au

Indice 16 juin 23 août
S&P 500 -20,94% -13,84%
Nasdaq -28,96% -21,72%
S&P/TSX -6,79% -5,83%

Bien que la volatilité ne soit pas terminée, on constate une reprise des marchés tel que le démontre le tableau précédent.

2.- L’inflation
Mai = 7,7%    Juin = 8,1%   Juillet : 7,6%

3.-       Gain du P.I.B.  au Canada (Produit Intérieur Brut)
1er trimestre 2022, gain de 0,3%
2ème trimestre, gain de 1,1%
Souvenez-vous qu’une économie tombe en récession s’il y a deux trimestres où le P.I.B. est négatif.

Situation mondiale en bref :

  • La guerre en Ukraine semble stagner et préoccuper moins de monde
  • L’Ukraine recommence à exporter son blé
  • Ralentissement économique en Chine
  • Reprise de la Covid-19
  • Les canaux d’approvisionnement s’améliorent

Situation aux États-Unis

  • Victoire du président Biden pour ses plans de relance économique, réduction de l’inflation et contrôle des gaz nocifs.
  • P.I.B. se contracte, les USA sont en récession technique selon certains experts
  • Inflation semble s’essoufflée
  • Hausse importante des taux d’intérêt
  • Crise du logement locatif

Situation au Canada

  • Inflation baisse légèrement
  • Le P.I.B., quoique loin des prévisions de la Banque Mondiale, demeure positif
  • Les exportations se renforcent
  • Le Québec engrange plus de 4 milliards de revenus liés à l’économie

Certains voient la lumière au bout du tunnel, d’autres sont convaincus que c’est un nouveau train qui va nous frapper de plein fouet!

Le mot d’ordre : Évitons de nous emballer trop rapidement.

Malgré la volatilité encore présente, nous sommes de l’avis qu’il faut continuer d’investir périodiquement et de profiter des fonds à rabais sur le marché.

Voici quelques éléments à surveiller pour les six prochains mois

  • Les élections de mi-mandat aux USA
  • Le réveil des Chinois qui voudront protéger leur nouvelle « route de la soie »
  • La guerre en Ukraine
  • La crise de l’énergie en Europe
  • Les approvisionnements mondiaux
  • Les taux d’intérêt aux USA et au Canada
  • L’inflation mondiale

On marche sur une corde raide. C’est ce que pensent presque tous les économistes et autres analystes.

Personne n’ose se brancher.

Conclusion
Demeurons prudents, gardons le cap sur les décisions que nous avons prises ensemble et surtout faisons confiance à notre Plan.

Éric Ste-Marie, Président

Services financiers SFSM Inc.

Bonnes nouvelles économiques

8 juin 2022
Le 1er juin 2022,
Excellentes nouvelles économiques,

Saviez-vous que l’économie canadienne se porte bien et que nous sommes loin d’une récession? Saviez-vous que la concertation des Banques centrales mondiales viendra à bout de l’inflation ? Oui, nous vivons une correction de marché, mais si vous avez un bon plan, vous passerez à travers!

L’économie canadienne
Voici les points forts de la Revue économique mensuelle, mai 2022 de la bdc, Banque de développement économique du Canada.

« L’économie semble saine. Pourquoi parler de récession?
L’économie canadienne se porte bien. À preuve: le chômage est à un creux historique, les bénéfices trimestriels sont élevés, la construction de logements va bon train, les ventes au détail continuent de progresser et le produit intérieur brut affiche une croissance solide. »

« Le passé est souvent garant de l’avenir
Une récession se définit généralement par une croissance économique négative pendant deux trimestres consécutifs. Toutefois, on préfère désormais se tourner vers une définition plus générique et moins mécanique pour définir les récessions.

L’Institut C.D. Howe la définit comme une baisse prononcée, persistante et généralisée de l’activité économique globale et considère le PIB et l’emploi comme ses principales mesures. Voilà d’ailleurs pourquoi la récession de 2014-15 au Canada a été qualifiée de technique – le recul s’étant concentré dans le secteur pétrolier et gazier – et non de récession officielle.

Le Canada a connu douze récessions depuis 1929, dont 5 depuis 1970. La plus récente, causée par la COVID-19, est probablement la plus particulière puisqu’engendrée par un évènement imprévu et imprévisible. Elle aura aussi été la plus courte enregistrée à ce jour. »

« Une récession s’accompagne systématiquement d’importantes pertes d’emplois. Dans le contexte actuel canadien de pénurie de main-d’œuvre, une telle situation est difficilement imaginable. Les entreprises peinent à répondre à la demande par manque de ressources – autant physiques qu’humaines. »

« Alors, c’est pour quand?
Notre analyse nous porte à croire que le risque de récession a effectivement augmenté. Mais, soyons clairs, une récession n’est pas dans les cartes. L’économie canadienne continuera sur sa lancée pendant plusieurs mois encore.

D’ailleurs, plusieurs des causes dominantes de récession sont moins menaçantes aujourd’hui que par le passé. Les ménages ont une épargne élevée et un niveau d’endettement soutenable, les bénéfices des entreprises sont au rendez-vous, les travailleurs sont en demande et les taux d’intérêt partent d’un niveau plancher. »

Pour lire l’article au complet, CLIQUEZ ICI

Et l’inflation dans tout cela?
Voici le résumé d’un article paru dans l’édition du 10mai 2022 de « Advisors Edge sous la plume de James Langton, intitulé : « Les Banques Centrales vont gagner la lutte contre l’inflation «  selon l’agence de notation Moody’s.

Pour lire L’article au complet en Anglais: CLIQUEZ ICI

Alors que l’inflation a dépassé les attentes et suscité des inquiétudes concernant l’économie mondiale, les banques centrales devraient gagner la bataille contre la hausse des prix d’ici 2023, selon Moody’ Investors Service.

« Une inflation élevée cette année fera baisser les salaires réels, les dépenses et la croissance. Mais nous nous attendons toujours à ce que l’inflation recule l’année prochaine, en l’absence d’autres chocs, conformément aux ancrages nominaux jouant un rôle clé », a déclaré Colin Ellis, directeur général de la stratégie de crédit chez Moody’s, dans un communiqué.

L’agence de notation a indiqué que ses attentes sont ancrées dans le succès des banques centrales à maintenir l’inflation à un bas niveau depuis plusieurs décennies maintenant.

« Notre modélisation montre que la dynamique de l’inflation dans de nombreuses petites économies dominantes du G-20 a considérablement changé lorsqu’elles ont commencé à cibler l’inflation », a déclaré Moody’s. « Les résultats de l’analyse sont valables même en tenant compte de l’essor de la Chine dans l’économie mondiale et des changements dans la technologie et la productivité », a-t-il ajouté.

Et la volatilité boursière dans tout cela ?

Ce graphique et beaucoup d’autres du même type illustrent que les indices boursiers ne se comportent pas comme un long fleuve tranquille, mais bien comme un ruisseau tumultueux au printemps.

Avoir confiance au plan que nous avons établi et révisé régulièrement ensemble est le gage de la croissance de vos investissements à long terme.

Si vous avez des questions ou des inquiétudes, n’hésitez pas à communiquer avec moi.
Autrement, nous vous souhaitons de passer un bel été.

Éric Ste-Marie, Président

Services financiers SFSM Inc.
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